Dimanche dernier, quelques membres d’OrdiRetro s’étaient données rendez-vous sur les marches du Grand Palais à Paris. Au programme de l’après-midi, rencontre avec Philippe Dubois, Président de l’association MO5, pour une visite guidée de l’exposition qu’il organise en ce moment et sobrement baptisée Game Story. Une histoire du jeu vidéo.
Après avoir fait un peu la queue, signe de l’évident intérêt pour l’exposition et de son succès, nous pénétrons donc dans le bâtiment et c’est après gravi un escalier monumental que nous arrivons enfin aux portes de l’exposition. Et là, il faut bien dire que MO5 n’a pas fait les choses à moitié : 80 machines jouables et une présentation impeccable. Que ce soient les notices d’accompagnement, le mobilier mettant bien en valeur les machines, la décoration en Pixel Art des cloisons séparant les différents espaces de l’exposition ou encore la variété des jeux sélectionés, tout est pensé dans les moindres détails.



Et attention, ça n’est pas de l’émulation, toutes les machines présentées en vitrine ont une petite soeur cachée dans le meuble qui les supporte et qui tourne en continu (à part la Colecovision qui a tendance a trop chauffer et ne tiendrait pas une période d’allumage aussi intense). Bref, chez MO5, on respecte le matériel et les joueurs afin de leur fournir les sensations d’origines.



La présence de Philippe Dubois était également un plus appréciable : il a supporté nos questions avec beaucoup de sympathie et nous le remercions chaleureusement d’avoir pris de son temps pour nous accompagner dans ce petit voyage dans le temps finement et savamment orchestré.

Alors on pourra toujours avoir des regrets et déplorer l’absence de tel ou tel jeu ou genre (à l’instar des God games : Sim City, Populous…) mais c’est vraiment pour chipoter. L’exposition est réellement destinée aux curieux comme aux passionnés et je ne peux que vous encouragez fortement à y aller passer une heure ou deux – dépêchez vous, l’exposition ferme ses portes le 9 janvier.
Petite anecdote avant de se quitter : devant la vitrine consacrée à l’effondrement du marché de jeu vidéo au début des années 80, j’étais en train d’expliquer à Nelow qu’Atari avait été obligé d’enterrer les stocks de jeux E.T. invendus quand débarquent deux enfants de 10-12 ans, emportant leur mère avec eux et lui expliquant mieux que je ne venais de leur faire cette même histoire! Donc pas de souci, le relai est déjà passé et les jeux vidéos ont encore de beaux jours devant eux.